Régime de la propriété au Maroc :

Lors de vos recherches, vous trouverez des biens répondant essentiellement à 2 types de régime de propriété.
Il vous sera proposé des biens dits « Melkia » et des biens dits « titrés ».
La première catégorie correspond surtout à des biens anciens, que vous rencontrerez essentiellement en médina (riads, maisons). Il faut savoir qu’en médina, même à Marrakech, la majeure partie des biens en vente reste Melkia.
La deuxième catégorie correspond à des biens neufs, récents ou anciens ayant fait l’objet d’une procédure de titrage. 

La melkia

C’est un document adoulaire (les adouls sont des "sages") régi par les règles traditionnelles du droit musulman, il est valable juridiquement mais très imprécis, surtout sur la définition du bien (situation, superficie, consistance et limites de l'immeuble). 

Le titre foncier 

Il s’agit d’un titre de propriété décalqué du droit français – la construction du livre foncier marocain date de 1913 - qui fait sortir le bien des règles du droit coranique.
C'est un titre juridique moderne établi au nom du propriétaire. Il se suffit à lui-même, ne se rattache à aucun passé : il est définitif et inattaquable. Il annule tout titre et purge tout droit antérieur qui n’y serait pas mentionné.
Le titre porte un numéro d'ordre et un nom particulier et le plan de l'immeuble y est annexé.

Les différentes étapes de l’immatriculation à la conservation foncière nécessaires pour titrer un bien sont :

La réquisition d’immatriculation :

C’est un acte par lequel la procédure d’immatriculation ou de titrage est introduite. Il est attribué un n° de réquisition, le bien devient « en cours de titrage ».
Le requérant doit déposer les titres de propriété, les documents de droit de propriété, les actes adoulaires et tous droits réels existants sur l’immeuble.

La publicité :

Un extrait de la réquisition d’immatriculation est publiée au Bulletin Officiel
et est déposé à la conservation foncière, au tribunal de première instance et au bureau de l’autorité locale.

Le bornage :

C’est la phase la plus importante, car c’est en même temps une opération topographique, un acte de publicité et une enquête juridique.
L’opposition :
C’est le moyen légal qui est mis à la disposition de tout intéressé pour faire valoir ses droits. Elle peut être formulée deux mois après publication de l’avis de clôture de la réquisition au Bulletin Officiel.
La procédure est assez longue et prend plusieurs mois, voire années.
L’état marocain encourage les procédures de titrage - essentiellement parce que cela lui donne une meilleure visibilité sur le foncier et par conséquent sur la taxation foncière -, et essaie de réduire les délais de procédure.
Même si elle a un coût non négligeable pour un propriétaire, l’obtention du titre donne une plus-value appréciable au bien.